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Ils ont marqué l’histoire

jeudi 9 juin 2011, par Admin


L’Abbé à Argent sur Sauldre

 

Un grand homme né à Argent sur Sauldre qui a passé sa vie à chercher à comprendre notre univers.

 

L’Abbé Moreux est né le 20 novembre 1867 dans le département du Cher à Argent sur Sauldre. En 1889, il fut nommé professeur de mathématiques au petit séminaire Saint Célestin à Bourges.

 


En 1893 il adhère à la société astronomique de France, il est en contact avec Camille Flammarion pendant une quinzaine d’années. En 1899, il fonde son premier observatoire d’astronomie qu’il installe au petit séminaire de Bourges. Après 1905, il fait construire son propre observatoire à Bourges.


Il participe à de nombreuses expéditions scientifiques et fait régulièrement des notes à l’Académie des sciences pour présenter ses théories et ses observations de Mars et du Soleil.

 

Il est surtout connu pour ses très nombreuses publications et conférences destinées à faire connaître l’état des sciences du début du XXème siècle au plus large public possible.

 

Astronome, météorologue, pédagogue, il continuera à manifester son enthousiasme pour les sciences jusqu’à sa mort survenue le 13 juillet 1954, deux mois après avoir observé sa dernière éclipse de soleil.

 

Le Musée des Métiers d’Argent sur Sauldre consacre une salle à l’Abbé Moreux pour témoigner de la vie d’un Argentais pas comme des autres. Vous pouvez également découvrir de l’extérieur la Maison Natale de l’Abbé Moreux située juste à côté du Musée des Métiers.

 

 

 

Marie Abicot

 

Marie Abicot, épouse du maire de Oizon

 

Le 21 décembre 1851, un jour de vote important organisé par le prince président Louis-Napoléon, pour demander aux français s’ils acceptaient de prolonger son administration sans condition, il était alors président de la deuxième république. Victor Abicot était en mairie afin de superviser ce vote pendant que Marie était restée au Domaine de Ragis. En milieu de journée, trois individus sont arrivés à Ragis et ont menacé Marie en demandant de l’argent tout en mettant le feu dans les archives de la mairie qui étaient entreposées au domaine.

 


Marie était très en colère lorsqu’elle vit que l’on s’attaquait aux archives précieuses de son mari. Elle s’est interposée et l’un des brigands lui a mis un coup de poignard qui l’a blessée. Elle a vu les brigands prendre une croix à laquelle son mari tenait beaucoup. Cette croix avait été offerte par l’empereur Napoléon 1er au père de Victor Abicot, un colonel de l’armée Napoléonienne.

Blessée au sein gauche, Marie a poursuivi les brigands avec un pistolet, les menaçant s’ils ne jetaient pas cette croix. Ils ont fini par lui rendre la croix.

Malheureusement, une grosse partie des archives ont brûlé.

 


Ce fait courageux a été connu par le futur empereur Napoléon III. Le 14 juillet 1852 à Sant-Cloud, le futur empereur a remis à Marie Abicot les insignes de l’ordre impérial de la Légion d’Honneur pour la décorer pour le courage qu’elle montra face à une bande d’insurgés.

 

 

 

Nicolas Leblanc, un chimiste reconnu

 

Un procédé qui a donné naissance à l’industrie chimique

 

Nicolas Leblanc, né à Ivoy le Pré le 6 décembre 1742 et mort à Saint-Denis le 16 janvier 1806, est un chimiste français, connu pour avoir mis au point le procédé Leblanc permettant d’obtenir du carbonate de sodium à partir d’eau de mer. Ce procédé est parfois considéré comme l’acte fondateur des industries chimiques.

 

Après des études de chirurgie, Nicolas Leblanc devient en 1780 médecin au service du duc d’Orléans, qui subventionne ses recherches sous le contrôle du chimiste Jean Darcet, recherches visant à obtenir de la soude à partir du sel marin.

 

En 1789, il obtient du carbonate de sodium. En 1791, il monte à Saint-Denis (à côté du Port Saint-Denis, au bord de la Seine), avec le soutien financier du duc d’Orléans, une fabrique de soude artificielle, qui produira de 200 à 300 kg de soude par an.

 

Mais la mort du duc d’Orléans sur l’échafaud en 1793 marque la fermeture et le dépeçage de l’usine et la ruine de Leblanc, contraint de rendre public son procédé et indemnisé de façon dérisoire pour son préjudice. Il vit alors de divers travaux. En 1794, il est contraint de procéder à l’inventaire du laboratoire de Lavoisier, en vue de la vente de ses appareils. Il se suicide en 1806.

 


Le procédé Leblanc fut utilisé jusque dans les années 1870, puis supplanté par le procédé Solvay. Une importante usine de fabrique de soude artificielle selon le procédé Leblanc fut en particulier dirigée par le fils de Jean Darcet, Jean-Pierre-Joseph d’Arcet, sur le site de l’université de Paris X Nanterre.

 

Nicolas Leblanc est le père de César-Nicolas-Louis Leblanc (1787-1835), professeur de dessin au Conservatoire des Arts et métiers et dessinateur de machines.

 

 

 

Les Stuarts, histoire de toute une descendance à Aubigny sur Nère

 

Le gage de la Vieille Alliance franco-écossaise

 

En 1423, Charles VII octroie à Jean Stuart, seigneur de Darnley et de Concressault, connétable de l’armée d’Ecosse, la ville, terre, chastel et chastellenie d’Aubigny pour ses services rendus contre les Anglais. Il devient le premier seigneur d’Aubigny.

 

Jean Stuart arrive à La Rochelle en septembre 1419, avec le premier corps expéditionnaire d’Ecosse, au nom de la Vieille Alliance entre les royaumes de France et d’Ecosse. Jean Stuart continue à combattre pour le roi, il est tué en 1428 à la bataille des Harengs, près d’Orléans.

 

Son petit-fils Béraud Stuart, capitaine du Bois de Vincennes, gouverneur de Sancerre, capitaine de Mehun, bailli du Berry, participe à partir de 1494 à la reconquête du Royaume de Naples avec Charles VIII. Il reçoit l’ordre de Saint Michel.

 

Il repart guerroyer dans la péninsule avec Louis XII. Battu et fait prisonnier, Béraud ne rentre en France que vers 1504, date à laquelle on le retrouve parmi les membres de la cour de France à Blois.

 

Humaniste et homme de guerre, il fait transcrire et orner de miniatures le Livre de Gouvernement des princes de Gilles Colonna et dicte à son secrétaire Etienne Lejeune un traité sur l’Art de la Guerre. Envoyé en ambassade en Ecosse, il y meurt en 1508.

 

La seigneurie d’Aubigny passe par sa fille Anne Stuart qui épouse Robert Stuart de Lennox, capitaine de la Garde écossaise et de compagnie écossaise des gens d’armes de l’ordonnance, un lointain cousin. Il s’illustre pendant les campagnes d’Italie et Louis XII le nomme maréchal de France.

 

Seigneur d’Aubigny de 1508 à 1544, il se soucie d’humanisme et marque de son empreinte toute la ville. Après l’incendie du 11 juillet 1512, Robert Stuart offre aux habitants le bois de ses forêts pour reconstruire la ville. Robert Stuart reconstruit également l’église, le Château, et agrandis le Château de La Verrerie construit par son beau-père Béraud Stuart.

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