Office de tourisme Sauldre & Sologne

Aubigny-sur-Nère

jeudi 19 mai 2011, par Admin

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Pittoresque ville au riche passé aux confins du Berry et de la Sologne a été "Terre d’Ecosse" au début du XVème siècle.

 

 

Elle s’appelait Albiniacum à l’époque gallo-romaine, et devint avec le temps Aubigny sur Nère. Cette petite rivière, la Nère, traverse la ville en plusieurs bras, disparaissant sous une maison pour ressortir au détour d’une rue ; elle alimentait les 5 moulins que comptait le bourg.


Au Moyen-Age, la terre d’Aubigny était la propriété des moines du chapitre de Tours. Rencontrant de sérieuses difficultés face aux seigneurs féodaux des environs, ils demandèrent l’aide des rois capétiens, Louis VII puis Philippe Auguste qui annexa la ville en 1189 au domaine royal. On lui doit d’avoir « organisé la cité » groupée autour de l’Eglise dédiée à Saint Martin, de l’avoir entourée de remparts dont 2 tours sont encore visibles, et de l’avoir dotée d’une administration qui va perdurer jusqu’à la Révolution.

 

 

 

La Guerre de Cent Ans

 

La Guerre de Cent Ans éclate et le futur roi de France, Charles VII, réfugié à Bourges fait appel à l’Ecosse pour « bouter l’Anglais hors de France » en vertu de l’Auld Alliance  : traité signé entre les deux royaumes en 1295. Il reçoit l’aide du Connétable d’Ecosse, Jean Stuart de Darnley, qui débarque à La Rochelle avec un premier Corps Expéditionnaire en 1419. En récompense de ses bons et brillants services, Charles VII lui donne ses terres et la ville d’Aubigny en 1423. C’est à partir de cette date qu’Aubigny deviendra la cité des Stuarts lui donnant ses armoiries « trois fermaillets d’or sur fond de gueule ».

 

 

 

 

L’incendie de 1512

 

Après le terrible incendie de 1512 qui ravagea Aubigny, Robert Stuart, Seigneur d’Aubigny et Maréchal de France, autorisa les habitants à prendre le bois dans ses nombreuses forêts pour reconstruire la ville. Ce sont toutes ces magnifiques maisons à colombages que nous pouvons encore admirer de nos jours. Cet incendie a été le point de départ d’une ère prospère et Aubigny devint même Manufacture Royale sous Colbert au XVII° siècle : industries de la laine, tanneries, carderies, art de la verrerie. Mais la faillite du banquier Law va entraîner la ruine de ces industries et Aubigny ne gardera que le nom « d’Aubigny les Cardeux ».

 

 

 

 


L’arrivée de Louise de Keroualle

 

Lorsque le dernier Stuart d’Aubigny disparaît en 1672, la ville et la terre d’Aubigny reviennent à la couronne de France. Louis XIV va l’offrir à Louise de Keroualle, duchesse de Portsmouth et favorite du roi d’Angleterre Charles II Stuart dont elle avait eu un fils titré « duc de Richmond ». Par ce geste, Le roi de France la remerciait d’avoir toujours su défendre les intérêts français à la cour du roi d’Angleterre. A la mort de Charles II Stuart en 1685, la duchesse se doit de quitter l’Angleterre et vient s’installer à Aubigny. Elle se consacre alors à sa ville : embellissement du château, création des Grands Jardins par un disciple de le Nôtre, ainsi que la construction d’une orangerie.

 

Elle supprime les impôts, obtient la création d’un grenier à sel et favorise l’installation dans la rue des Dames de religieuses attachées au service des malades de l’Hôtel-Dieu, devenant ainsi « la Bonne Dame d’Aubigny ». Mais l’argent se faisant rare, elle se retire à Paris où elle meurt en 1734, léguant tous ses biens à son petit- fils, le deuxième duc de Richmond. Ce dernier s’empresse d’emporter dans son domaine de « Goodwood » au sud de Londres, tout ce que contenaient ses châteaux et ses maisons : tapisseries, tableaux, meubles, porcelaines ….et ne revient à Aubigny que pour chasser dans ses forêts.

 

 

 


La fin de la présence écossaise et anglaise

 

Lorsque la Révolution éclate, le duc de Richmond est porté sur la liste des émigrés entraînant la mise sous séquestre de tous ses biens. Petit à petit tout est vendu et la ville acquiert le château et les Grands Jardins en 1812.

 

Ainsi se termine quelque quatre siècles de présence écossaise et anglaise dont Aubigny garde toujours une empreinte profonde.

 

 

 

 

 

 

A voir

 

Visite commentée de la Cité des Stuarts

L’Église Saint Martin

La Maison dite de François 1er

Les Grands Jardins

Le Cloître des Augustins Noirs

La Maison Victorine

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