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Dans les pas des écrivains

mercredi 15 juin 2011, par Admin

 

George Sand (1804-1876) :

 

Cette femme de lettres célèbre, a passé sa vie à aimer et surtout, à écrire. Dans sa demeure de Nohant située dans le sud-ouest du Berry, dans l’Indre, elle a fait vivre de sa plume, toute une famille entière. A Nohant, elle a reçu aussi les grands noms de son temps : Balzac, Chopin, Delacroix, Dumas fils, Flaubert, Liszt, Tourgueniev, etc...

 

A son actif : une centaine de romans parmi lesquels ses romans paysans (dont le plus connu « La Mareau diable ») ont éclipsé son oeuvre autobiographique « Histoire de ma vie » et son abondante et riche correspondance, (plus de 20000 lettres), son grand œuvre.

 

Née à Paris, d’un père, Maurice Dupin de Francueil, petit-fils du Maréchal de Saxe, et d’une mère, Sophie Delaborde, fille d’un oiseleur parisien, le sang des rois s’est mêlé dans ses veines au sang des pauvres et des petits. Âgée de 4 ans à la mort de son père, elle fut élevée par sa grand-mère à Nohant. Elle a aimé passionnément son Berry et l’a souvent choisi pour cadre de ses romans champêtres.

 

 

 

Alain-Fournier ( 1886-1914) :

 

Auteur d’un roman unique, « Le Grand Meaulnes », ce fils d’instituteurs berrichons et solognots, a beaucoup aimé, son terroir et ses paysages. Mort pendant la guerre 14/18 à l’âge de 28 ans, il est tombé le 22 septembre 1914 dans les bois de Saint-Remy-la-Calonne dans les hauts de Meuse et a été porté disparu.

En 1991, 77 ans après, on a retrouvé sa dépouille dans une fosse commune au milieu de ses 21 camarades.

 

Très attaché à ses origines paysannes et villageoises, il a voulu faire œuvre de biographe-poète. Lorsqu’il faisait des études à Paris, il a échangé avec son ami et beau-frère, Jacques Rivière, une correspondance importante qui nous renseigne sur la vie intellectuelle et culturelle des années d’avant 14. En 1913, il a vécu une grande passion avec Madame Simone, célèbre actrice et romancière. Sa vie brève ressemble déjà à un roman…

 

 

 

Marguerite Audoux (1863-1937) :

 

Cette « couturière des Lettres » (comme l’a baptisée son biographe Bernard Marie-Garreau), de son vrai nom Marguerite Donquichote, petite fille née à Sancoins, aux confins de trois provinces, Berry/Nivernais/Bourbonnais, orpheline de mère à l’âge de trois ans et abandonnée par son père, entrera à l’orphelinat de Bourges, avec sa sœur aînée. Elle y vivra sept ans jusqu’à ce qu’elle soit envoyée soigner les porcs en Sologne.

 

Bergère à la ferme de Berrué, (à 7 km de Sainte-Montaine, petite commune solognote), elle en sera chassée 4 ans après parce qu’elle tombera amoureuse du fils de la propriétaire.

Montée à Paris, elle deviendra couturière et écrira à 47 ans son premier roman autobiographique « Marie-Claire » qui remportera le Prix Fémina-Vie Heureuse en 1910.

 

La « fièvre Audoux » va s’emparer de Mirbeau, de Gide, et de centaines de milliers de lecteurs. Les trois autres romans qui suivront n’auront pas le même succès.

Elle partagera 4 ans d’amitié intense avec Alain-Fournier, autre enfant du pays.

 

 

 

Maurice Genevoix (1890-1980) :

 

Écrivain dit régionaliste, homme de Loire, né à Decize, il a vécu son enfance et son adolescence à Châteauneuf sur Loire auprès de ses grands-parents maternels avec ses parents. Après de brillantes études à Paris, il est blessé pendant la guerre de 14/18 et devient écrivain pour témoigner de l’horreur dans « Ceux de 14 ».

 

Avec son roman solognot « Raboliot », il connaît la consécration, reçoit le prix Goncourt en 1925, ce qui va lui permettre d’acheter une maison de vigneron qui surplombe la Loire : les Vernelles, où il écrira la majeure partie de son œuvre et où il terminera ses jours.

Elu à l’Académie Française en 1946, il va en assumer le poste de Secrétaire perpétuel à partir de 1958 puis il démissionnera en 1974 (ce que personne n’a encore fait) pour se consacrer totalement à son œuvre.

 

Plus d’une cinquantaine d’ouvrages : « Rémi des Rauches », « La Dernière Harde », « La Boîte à Pêche », « La Loire, Agnès et les garçons », « Un jour », « Trente mille jours » etc...

 

 

 

Claude Seignolle né en 1917 :

 

Périgourdin d’origine, passionné d’archéologie et de préhistoire, il devient très tôt un collecteur-collectionneur. Ethnographe à 17 ans, suivant les conseils du folkloriste Van Gennep, il réalise un tour de France des contes et légendes et en fera une véritable anthologie. Réfugié à la fin de guerre en 1944,en Sologne, à Presly dans la ferme des Quatre Vents, il se fait écrivain et ouvre le cycle des Malédictions.

Amoureux de ce pays de bois et de marécages, il reviendra en Sologne en 1947 pour écrire « Marie la Louve » à l’Auberge du Cheval Blanc, à Sainte-Montaine. Suivront ensuite « La Malvenue » et « Le Rond des sorciers ».

Considéré comme le maître du fantastique français, Claude Seignolle est très connu dans les pays anglo-saxons pour son œuvre originale et ses Evangiles du Diable.

 

Depuis 30 ans, il n’écrit plus mais se préoccupe beaucoup de son œuvre qu’il réédite et fait évoluer en tant que passeur de mémoire. On aime à le comparer à un conteur sorcier qui témoigne de trois siècles de mémoire ancestrale (la fin du 19ème/le 20ème/et le 21ème) pour la sauvegarde des coutumes, traditions et superstitions de la France profonde

 

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